Yuck – Yuck

Extrait d’une interview pour P4K de Daniel Blumberg, le chanteur de Yuck : «Quand j’ai entendu Pavement pour la première fois, j’ai failli me faire dessus. C’était, littéralement, une de mes meilleures experiences». Voilà pour les présentations.

Dès l’intro de Get Away, on croit rêver. Les guitares dissonantes et la basse énorme rappellent tout un tas de choses si précieuses que l’on n’ose y croire. Tout de suite, inévitablement, on pense à Pavement. Mais ce serait vraiment trop réducteur de les considérer comme un copier/coller. Yuck est moins branleur, plus appliqué et sonne plus shoegazy que la bande à Malkmus.  

De plus, Yuck va puiser ses influences partout où il fait bon traîner. La basse incroyablement pesante et les guitares triturées de Holing Out sont autant des Pixies que de Dinosaur Jr. Avec la balade mélancolique Suicide Policeman, c’est toute la classe de Yo la Tengo qui vous caresse dans le sens du poil. Et vous n’êtes qu’au milieu de l’album qui vous offrira encore les tubes pop shoegazy Georgia et Operation au milieu d’autres perles plus aérées. L’instrumental Rose Gives A Lilly vous permettra de prendre votre souffle pour les 7 minutes de l’épique final, crade, lent et lourd qu’est Rubber.

Yuck frappe fort et juste avec ce debut album qui les positionne directement comme un des groupes indie rock les plus prometteurs des années qui viennent. A bon entendeur…

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Auteur: Adrien

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