[PIAS] Nites 2012

Quand on débarque le vendredi soir vers 20h30 à Tour & Taxi et qu’on trouve le parking à peu près vide, on se demande un peu si ce concept encore peu connu va en valoir le coup ou pas.

Le cadre est sympa, difficile de faire du trop moche sur ce site bien aménagé. On est vraiment dans une version miniaturisée des festivals qu’on connait bien.

On a prévu de démarrer sur Toxic Avenger mais comme on est en avance, on va jeter un coup d’oeil à Ravin George dans la «Fire Starter Room». Il n’y a quasi personne et c’est dommage parce qu’en plus d’être plutôt jolie, la demoiselle connaît son affaire. Des beats déchainés et des explosions alliant l’électro pure à des reflets de dub par ci par là. Bref, pas besoin d’être un fervent amateur d’électro pour apprécier ce concert d’ouverture qui laisse une agréable sensation derrière lui. C’est un bon début.

On se déplace vers Toxic Avenger sur le Main Stage, premier concert «live» de la soirée. Selon moi, une guitare et une batterie ne suffisent pas à changer un dj set en live: on ne distingue pas la batterie dans tout ce brouhaha même si la guitare fait un beau boulot quand on y prête attention. Notre copain Toxic s’enfile clope sur clope et nous, on attend que ça pète. C’est quand même pour ça qu’on est venu! Malheureusement on est face à une électro pas mauvaise mais pas spécialement bonne non plus, chez nous ça ne prend pas: direction le bar.

Il est déjà 22h30 et ça se ressent, le gros du public arrive, plus aucun doute, les places des PIAS Nite se sont vendues malgré leur prix. On a 30min de Modeselektor avant de foncer à la Fire Starter Room pour M83.

Les deux gars de Modeselektor ont leur style bien à eux. Le chauve ne lâche pas son superbe chapeau noir et son copain moustachu tente de redéfinir le monde de la mode avec sa salopette de l’US Air Force. Le début de concert est juste étonnant; une éléctro détendue qui surprend quand on voit leurs têtes d’ahuris. Après deux chansons calmes mais bien gérées, on passe dans un tout autre registre bien plus brouillon: on ne s’éternise pas plus longtemps, c’est le moment d’aller voir ceux qui nous ont vraiment donnés envie de venir.

Quand on quitte Modeselektor, on se dit que la Fire Starter va être vide vu le monde qu’il y avait dans la Main Play. Que tu crois Dominique! On a du mal à se frayer un chemin jusqu’à l’avant et le groupe ne nous a pas attendu.

Dès le début on est transporté. J’aime bien l’éléctro, mais quand ça vient de vrais instruments c’est encore plus chouette. Heureusement qu’on est arrivé à temps pour «We own the sky» car la voix du chanteur est épatante et la musique coule juste d’elle même. On voit qu’ils en veulent et qu’ils ont décidé d’envoyer du costaud. Au moment où «Moonchild» bat son plein, on est content d’avoir préféré la Fire Starter. Quand arrive Midnight City c’est la folie, les gens hurlent et les M83 leur donne ce qu’ils attendent, c’est l’apogée et c’est normal, on est quand même venu pour celle là aussi. Dès les premières notes ça danse et ça chante, le bassiste et le chanteur ne tiennent plus en place, et nous non plus. On a pas envie que ça s’arrête mais quand la chanson touche à sa fin, la moitié du public déserte les rangs. Croyant que c’est fini, on décide de s’offrir une boisson au houblon bien méritée après tant d’effort. A peine notre verre entamé, les M83 ont déjà repris de plus belle. C’est après cette petite pause qu’on s’est rendu compte à quel point ce groupe valait plus que leur fameuse Midnight City et si l’occasion se présente, on manquera pas de les revoir parce qu’ils assurent vraiment. (Voir critique de l’album)

Dire qu’on fatigue serait un bien grand mot mais il est déjà minuit et les 2manydj’s tardent à commencer leur show. Le mainstage est complète, et certaines personnes autour de nous commencent doucement à ressembler à Amy Winehouse. Pas grave, on nous a vanté les mérites des deux gars de Soulwax, on ne va pas s’arrêter en si bon chemin.

Un gars d’une bonne trentaine d’années avance sur la scène avec un vieux poste de radio, des cris se font entendre: ça doit être l’un d’eux.. Damn ils sont plus tout jeunes!

Leur bazar est installé et les baffles commencent à cracher les premiers son électro d’une des meilleurs setlist que j’ai eu l’occasion d’écouter. Comme dit le proverbe, c’est dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleurs soupes, laissez moi vous dire que 2manydj’s, c’est pas de la casserole de tapette.

Toute l’histoire de la musique, de Motorhead à P.Diddy en passant par Blondie, Van Halen, Justice et Metronomy mixée par les gars de Soulwax pour nous donner une playlist de feu qui donne envie de sauter, danser et crier. L’ambiance est dingue et les deux gars assurent comme s’il s’agissait de coller des timbres sur des enveloppes. Le show visuel derrière est ahurissant: les yeux en profitent autant que les oreilles. Après une heure de concert on commence à sentir la fatigue mais on continue à tout donner parce que les 2 DJ ne nous laisse pas une seconde de répit. «C’est bon mais ça brûle» et quand la musique s’arrête à 2 heures du matin, on a un peu envie de les remercier même si chaque seconde était un régal.

On jette un oeil à Etienne de Crécy mais c’est monotone et on est fatigué donc on s’éternise pas.

Conclusion de l’histoire, les PIAS Nite c’est un concept prometteur qu’il faudra suivre de près pendant un petit temps, en espérant que l’année prochaine nous offrira au moins autant que celle-ci.

Auteur: Adrien

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