Primavera Sound 2012 @ Barcelone

Comme chaque année, Barcelone accueillait la semaine dernière la crème de la crème de la musique indie-pop-rock-électro. Un condensé de ce qu’on a plutôt bien aimé durant l’année écoulée (et le reste…), et ça tombe bien !

On enfoncerait bien le clou juste pour le plaisir: le Primavera Sound, c’est l’événement incontournable pour tous les amoureux de musique et de fiesta que nous sommes. Une programmation en béton, un son parfait malgré que tout soit en plein air, du soleil, de la mer, un site bien foutu (à part peut-être la trop proche proximité entre les scènes Pitchfork et Vice, toutes les deux à front de mer), on ne fait jamais la file comme quand tu passes de la Main Stage à la Marquee au Pukkelpop, un public connaisseur et pas de jeunes pré-ados chiants, de la bouffe de festival vraiment correcte, etc. Le pied, quoi.

Seul point noir, comme l’année passée : le bar. En 2012, adieu la carte qui avait tant fait parler d’elle, bienvenue au cash. Belle idée. Sauf que derrière le bar, ces messieurs dames n’ont toujours pas compris comment on s’y prend pour servir des bières de manière efficace : ils font mille aller-retours, se marchent dessus et perdent beaucoup de temps. Et ils annoncent sur les tarifs des 33cl qui, en réalité, ne font que 25cl. Le prix de 3€, lui, reste par contre inchangé. Gabi (Mr. Primavera) m’a promis via Twitter qu’il allait checker… On attend toujours… Mais là n’est pas le principal, évidemment. Le reste est grand. Très grand.

Day 0 : Arc de Triomphe

Avant même que le «vrai» festival ne commence sur le-dit «Parc del Forùm», l’organisation avait prévu un petit apéritif : un concert gratuit dans le centre-ville sur l’esplanade de l’Arc de Triomphe. Sous un soleil de plomb et au beau milieu des palmiers, on a pu assister aux prestations des Wedding Presents, des Walkmen venus présenter «Heaven», leur nouvel album et, finalement, des Black Lips, visiblement bons copains du Primavera. Pour la musique en elle-même, pas évident de vous faire une review en bonne et due forme: comme tout concert gratuit, le public n’en avait que foutre de ce qui se passait devant. Ca causait tout le temps (vous pouvez en juger sur les vidéos ci-dessous), on était loin. Et puis on devait se remettre de nos émotions (Ryanair : never again !) et s’acclimater aux boissons locales. Bref, on se souviendra s’être un peu emmerdés pendant les Wedding Present, avoir crié sur «The Rat», avoir tapé du pied pendant tout le set des Black Lips, mais c’est à peu près tout. Cela dit, pour un concert gratuit, l’affiche était plutôt alléchante. L’une ou l’autre canettes pour la route et au lit.

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[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=y3OMbx35F8I[/youtube]

Day 1

Black Lips

Alors que les files pour choper son bracelet se forment à l’entrée du Parc del Forùm, les Black Lips -qui n’ont visiblement pas trop dormi/dessaoulé depuis la veille- grimpent sur le toit d’un bus Red Bull installé devant l’entrée du festival et nous livrent un set «best of» express mais ultra jouissif. Complètement tarés, la bande semble prendre autant de plaisir que nous et nous balade dans ses « vieux » titres comme dans ses nouveaux. Cole Alexander devra tout de même s’y reprendre à deux fois pour réussir à vider entièrement sa vessie du haut de son perchoir (rock’n’roll rules !).

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Baxter Dury 

Les festivités commencent avec Baxter Dury qui ouvre la grande scène (la San Miguel, sponsor oblige…). Et pour un premier show, ça envoie du lourd. À l’image de l’homme et de son album «Happy Soup», on assiste à un concert propre et plutôt classieux. En live, «Happy Soup» se révèle encore plus comme étant un album à tubes. «Claire», «Isabel» et autres «Happy Soup» fonctionnent du tonnerre. On se rend compte à quel point la présence de la (très jolie) choriste / claviériste est importante pour le groupe. Ca va fort. La basse prend aux tripes. Sous le soleil de fin d’après-midi et une bière fraîche en mains, on ne pouvait espérer mieux. On regrettera cependant le côté légèrement hautain et suffisant du gaillard, ses blagues toutes pourries et ce côté «attendu» du concert. Un brin de folie ou de «sorties de route» apporteraient probablement davantage d’intérêt.

Grimes

À 20h30 à Barcelone, il est déjà l’heure de danser avec Grimes qui monte sur la scène Pitchfork. J’avais déjà pas mal accroché à leur album «Visions», mélange d’électro minimaliste, de voix féminines éthérées et de pop dansante. Et je dois bien avouer que leur prestation déjantée m’a complètement scotché. Claire Boucher semble impressionnée par la foule venue en masse applaudir Grimes. Tout de suite, elle précise qu’elle n’a jamais joué devant autant de monde. Plutôt habituée à des petits clubs bien sombres, jouer face à la mer sous un soleil légèrement déclinant n’a en rien altéré la qualité. «Circumambient», «Oblivion», «Be a Body» et le reste font bien bouger le public conquis. Je retournerais volontiers les voir. Juste une question: la fille plutôt bien foutue à la culotte rouge qui faisait la roue sur scène, c’était prévu dans le show ou pas ?

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Death Cab for Cutie

Longue transhumance jusqu’à l’autre extrémité du festival pour assister au concert de Death Cab for Cutie sur la scène Mini (pas si mini que ça, elle parait bien plus grande que la San Miguel, d’ailleurs). Assez étonnant, je m’attendais à entendre leur dernier album «Codes and Keys» en long et en large. Mais on entendra qu’une ou deux chansons seulement, dont «Doors Unlocked and Open». Et j’ai l’air con parce que que n’avais pas révisé mes classiques. Tout ce que je peux dire, c’est que c’était vraiment excellent musicalement parlant, à l’image «The New Year» qui reste une putain de bonne chanson. La voix de Ben Gibbards est fabuleuse et fabuleusement juste, les harmonies sont superbes. Bon, parfois, j’ai un peu l’impression qu’ils tournent en rond et que les titres se ressemblent tous. Mais c’est bien, donc on ne va pas tergiverser.

Beirut

On change complètement d’ambiance mais pas de scène. Beirut débarque sur la Mini et impose son monde si caractéristique: harmonicas, accordéons et mélodies qui restent en tête. Même si parfois on à l’impression d’être autour d’un feu au beau milieu d’un camp de Roms, j’ai eu des tas de frissons. Sur «Santa Fe» ou «Nantes» notamment, joliment repris en choeur par un public limite hystérique. Zach Condon et sa bande m’ont agréablement surpris. C’était la fête, sur la Mini. Si bien que le concert m’a même paru beaucoup trop court.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=1A_tdaVkr3A[/youtube]

The xx 

J’avais du mal à imaginer The xx sur une belle grande scène de festival. Mais pourtant, Jamie et sa comparse ont bien réussi à retourner la Mini (encore !). Les Anglais nous ont fait peu à peu découvrir leur album à paraître dont un titre instrumental kilométrique avec une ligne de guitare plutôt bien torchée. Ca méritera clairement le détour, tiens. Pour le reste, ils ont évidemment livré leur recette miracle avec le meilleur de «xx», leur album de 2009 (déjà !): «VCR», une version down-tempo sublime de «Crystalised», «Night Time» à la basse qui prend au bide et autres «Stars» que je n’imaginais pas aussi burnés. Light show aveuglant, basse parfaite omniprésente et bien prenante, ils nous en ont foutu plein les yeux et les oreilles. Et même si la théorie veut qu’on reste bien sages sur ce type de musique minimaliste, la réalité est tout autre: j’ai vu plusieurs milliers de personnes sauter sur The xx. Hé ouais ! Un très grand moment, vraiment.

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Franz Ferdinand

On ne va pas faire les snobs et bouder son plaisir: même si c’était couru d’avance, on a passé un moment excellent. Franz Ferdinand, on le sait, c’est une machine à tubes. Et en live, ça se sent, ça se vit, ça se saute. Une setlist bien riche faisant la part belle aux bons vieux titres. On a crié comme tout le monde sur «Tell her Tonight», jumpé comme tout le monde sur «Take Me Out», fait de la air guitar comme tout le monde sur «Jacqueline» et de la «air drums» sur «Dark of the Matinee» comme tout le monde et, finalement, comme tout le monde, on a beuglé sur «This Fire». Parce que ouais, le fire, ils l’ont bien mis sur la San Miguel. J’avais l’impression d’être une groupie. D’être un bête fan. J’ai sauté, j’ai crié. J’en ai rien à branler, j’ai adoré. En espérant que ce soit aussi chouette à Dour.

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The Field

3h30, dernière étape de la journée: The Field sur la Pitchfork. Je ne connaissais pas du tout. Mais dans l’état dans lequel nous étions, on a bien apprécié cette électro minimaliste venue d’on-ne-sait pas trop où. Reste plus qu’à se pencher sur leur album.

Métro – canettes – dodo en se disant qu’on a raté plein de trucs mais que, comme chaque fois en festival, il faut faire des choix. Voici un bref aperçu des choses qu’on aurait bien été voir ce jeudi mais qu’on n’a pas eu l’occasion: Archers of Loaf – Iceage – Afghan Whigs – Thee Oh Sees – Wilco – Refused – Spiritualized – Japandroids.

Day 2

Other Lives

Début de journée en douceur en compagnie des folkeux d’Other Lives sur la San Miguel. J’ai été plus qu’impressionné par la qualité des musicos: il n’est pas rare que sur un seul et même titre, chaque musicien joue de cinq instruments différents (par contre incapable de vous citer tous ces instruments venus d’un autre temps). Les chevelus nous emmènent littéralement dans un monde bien à eux avec, à nouveau, un son parfait et bien fort. Tout l’excellent album «Tamer Animals» se révèle encore meilleur sur scène (même sur une énorme comme celle-là): plus chaud, plus naturel, plus beau. Certaines voix ressortent davantage et on a l’impression de découvrir certaines sonorités. Rien à faire: «Tamer Animals», «As I Lay my Head Down» et «For 12» sont de véritables tueries exécutées dans un silence quasi religieux. J’en ai eu des frissons à plusieurs moments et ce n’était pas à cause de la température. Mon seul regret ? Ne pas avoir été à la Rotonde il y a quelques mois.

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I Break Horses

Seul concert auquel j’ai assisté cette année sur la scène ATP et seul réel regret du festival. J’avais pourtant vachement bien accroché à l’album «Hearts», ses sonorités un peu introverties parfois shoegaze et à la voix aérienne envoûtante. Mais là, la sauce n’a pas pris. Même des chouettes titres comme «Winter Beats» ou «Wired» ne m’ont pas émoustillé. Bref, pour paraphraser un pote: «On s’est fait chier colère» (d’autant plus que pour une fois, le son était bien moins bien chosé). À revoir dans une petite salle ?

The Cure

Le vendredi, le Parc del Forùm était rempli de fans de Cure… que nous ne sommes pas vraiment. Alors par curiosité, on a quand même été pointer le bout du nez à la San Miguel. C’était bourré massacre et le public donnait de la voix. Nous, on a juste chantonné sur «Lovesong» et sur «In between days» mais c’est tout. Un peu, ça passe et c’est même agréable, mais on en a vite eu marre. Et donc on n’a pas tenu les 36 (36 !!!) titres que comportaient le set. Et franchement, Robert… le maquillage et les cheveux en pétard, il faut arrêter maintenant.

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Wavves

Exit The Cure donc, mais on n’a pas glandé pour autant. Direction la Mini pour Wavves. Je n’en garde pas un souvenir impérissable. C’était relativement brouillon, aucune idée de si c’était fait exprès ou pas. Mais ils ont bien balancé quelques bons titres de «King of the Beach» et c’était finalement très sympa du coin du bar. En bonus, on a quand même eu droit à une cover de Sonic Youth. Allez, la soirée n’est pas perdue !

M83

Etonnamment, le concert d’M83 a peut-être été celui que j’ai le plus apprécié. Dès «Intro», j’ai été emporté par ce gros son de clavier qui prend bien aux tripes et la voix qui vient d’on-ne-sait-pas-trop-où d’Anthony Gonzalez, visiblement très ému d’être repris en choeur par un public survolté. Pendant ce (trop) court concert, la Mini s’est transformée en véritable boîte de nuit. Pas de titres calmes, beats et basse à fond: juste de l’électro-pop bien lourde pour danser sans temps morts. J’ai retrouvé ce sentiment de plaisir coupable comme je le décrivais dans la chronique de l’album «Hurry Up, We’re Dreaming»: comme les milliers d’ados que nous étions devant la scène, j’ai perdu ma voix sur les «hé hé / oh oh» de «Reunion» et «Steve McQueen». Et perdu mes jambes en sautant sur ce terrible single de «Midnight City». C’était bref mais d’une intensité dingue.

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Retour appart en se disant qu’encore une fois, on a raté plein de trucs. Aujourd’hui, c’était Girls – Lower Dens – The Drums – The Men – Obits – Aeroplane.

Et pour ceux qui s’étonneraient du peu de concerts vus ce jour-là, sachez que la San Miguel bien fraîche passe tout doux, que le Jagermeister, c’est (vraiment) pas bon et qu’ils mettent des icebergs dans le gin tonic. Notez au passage qu’à 21h30, un collègue s’étonnait du fait qu’il fasse «déjà clair» alors que la nuit n’était pas encore tombée. Voilà pour les anecdotes… c’est ça aussi le Primavera !

Day 3

Troisième et dernier jour pour notre escapade barcelonaise. Nos jambes, nos oreilles et nos foies sont déjà bien usés, mais on en veut encore. Ca tombe bien, il en reste !

Sharon Van Etten

J’avais adoré «Tramp», j’avais bien aimé son passage à l’AB Club il y a quelques jours. Mais il y a décidément des artistes qu’il vaut mieux voir dans une petite salle sombre que sur une énorme scène en plein cagnard. Sharon Van Etten fait indéniablement partie de ceux-là. Les blancs entre les titres sont interminables. C’est lent, c’est mou et c’est dommage tant c’est bon. Même ses petites blagues ne semblent pas intéresser le public qui s’emmerde sévère. On aimerait plaider sa cause, ses tubes «Don’t do it», «Give Out» et «Serpents» sont fabuleux. Mais ça ne fonctionne pas. Pas cette fois-ci. Pas ici.

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Veronica Falls

On le savait, l’album de Veronica Falls est tout frais, pétillant et sautillant. En live, ça donne plus ou moins la même chose, on s’en était rendu compte il y a quelques semaines à l’AB. Sur la Mini, c’était tout pareil mais en plus brut: riffs rapides, batterie percutante et ce mélange de voix caractéristique de Veronica Falls. Je retiendrai particulièrement «The Fountain» et ses choeurs extra, «Found Love in a Graveyard» et, évidemment, «Come on Over». Même si le son me paraissait parfois un peu foireux, il faut reconnaître que c’est extrêmement bien foutu.

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Atlas Sound

Retour sur la scène Pitchfork pour aller dire bonjour à ce bon vieux Bradford Cox. Et là, il faut bien avouer qu’on a l’impression qu’il s’est joliment foutu de notre gueule. Il apparaît sur scène simplement muni de sa voix, de son harmonica et de sa guitare, et c’est parti pour des loops qu’il fabrique sous nos yeux. C’est musicalement et techniquement impressionnant. Mais complètement chiant ! Impossible de se focaliser sur sa voix, pas évident de reconnaître ce qu’il joue… surtout quand son câble flanche et que le son se barre. Non, sans déc’, on s’attendait à revivre un bazar comme avec Deerhunter l’année passée. C’était juste décevant. Ou du moins, ce n’était pas ce à quoi nous nous attendions. Et dire que Girls Names était sur la Vice, à 20 mètres de là. Pfff.

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Beach House

Dernier passage -et pas des moindres !- à la Mini pour Beach House qui grimpe sur scène juste quand le soleil commence à se coucher. Même loin de la scène vautré sur le béton chaud, j’ai pu apprécier un set hypra bien foutu oscillant entre le nouvel album Bloom («Wild», «Myth») et Teen Dream, la valeur sûre («Zebra», «10 Mile Stereo»). Ces longues complaintes chargées d’émotion ont fait mouche. Ca sentait la weed à crever, c’était pas moi, mais rien que la musique faisait le même effet: j’étais bien. Ca valait son pesant de chorizo même si j’étais trop crevé que pour apprécier à sa juste valeur. On me souffle dans l’oreillette qu’ils sont de passage à l’AB en novembre prochain…

Chromatics

À cette heure-là, c’est exactement ce dont on avait besoin. De l’électro, synth-pop toute classieuse. J’ai laissé sur la Pitchfork le peu d’énergie qu’il me restait. On savait que «Kill for Love» est un excellent album riche comme tout. Et sur scène, ça le fait. Ils ont juste balancé leurs sons les plus dansants («Kill for Love», «Back from the Grave» ou encore «Lady») en laissant sur le côté les petites perles intimistes (je regrette l’absence de «Candy»). Mais on se consolera avec la présence d’ «Into the Black», reprise de Hey Hey, My My de Neil Young ainsi que de celle, plus inattendue, de «Running Up that Hill» de Kate Bush. C’était fameux. Et eux aussi j’aimerais vraiment les revoir.

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Nos corps nous lâchant peu à peu, il a fallu revoir nos plans. On a assisté de très loin au set des Weeknd. Trop loin que pour pouvoir en dire quoi que ce soit. Et on regrette de ne pas avoir eu assez d’énergie que pour danser toute la nuit sur Justice. C’est pas trop mon style à la base, mais ça avait l’air vraiment chouette. On s’endormait. L’alcool, la fatigue et la musique faisaient leurs effets. Il ne restait plus qu’à aller s’endormir dans le métro en se disant, encore une fois, qu’on a raté plein de trucs: Hanni el Khatib – Shellac – DJ Coco – Real Estate – Girls Names – Yo La Tengo.

Le retour à la réalité est pénible. Le Primavera reste indéniablement le meilleur endroit sur Terre. On a un an pour s’en remettre. Vivement l’année prochaine !

Auteur: Adrien

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