Fleet Foxes – Helplessness Blues

Pas évident de chroniquer ce genre d’album. Le genre de plaque qui laisse une impression différente à chaque écoute. Il est temps de trancher: « Helplessness Blues », c’est beau. Mais ça gave rapidement.

Le nouvel album des Fleet Foxes faisait incontestablement partie des albums les plus attendus de 2011. Le folk-rock aux teintes sixties avait fait recette en 2008 avec l’EP « Sun Giant » et leur album éponyme ensuite. Il fallait juste concrétiser.

Mais là, le quintet de Seattle emmené par Robin Pecknold nous ressort « juste » la même chose. Evidemment que c’est beau. Evidemment que ce style à la « Crosby, Stills, Nash & Young » plaira. Tout est mis en place pour qu’on fasse un saut une paire d’années en arrière: voix, guitare acoustiques, choeurs, harmonies vocales, instrumentations parfois baroques voire complètement moyenâgeuses avec, parfois, quelques touches orientales (si si, c’est possible ! écoutez « Bedouin Dress » ou « Sim Sala Bim » pour rassasier votre curiosité). Et justement ce côté mystique a le don de me les briser sévère à un certain moment. Bref, impossible d’écouter cet album d’une traite. C’est long, très long.

Et pourtant, c’est bon, très bon. Mais il faut prendre son temps pour s’en rendre compte. Ecouter séparément chaque titre. Notamment le gracieux « The Shrine / An Argument » qui vous fait passer dans tous les états durant les 8 minutes (malgré un « on-sait-pas-très-bien-ce-que-ça-vient-foutre-là » vers la fin) qui débouche sur un « Blue Spotted Tail » digne d’un Paul Simon.

Difficile de faire un choix dans les titres à partager avec vous. Ils sont tous bons. Seuls des « Bedouin Dress » et « Lorelai » semblent un cran en-dessous. Quoique.

« Helplessness Blues », vous l’aurez compris, ne me laisse pas d’impression claire. L’album que tu détestes à première écoute, que tu apprivoises ensuite pour finalement le trouver génial puis pénible tout d’un coup sans vraiment pouvoir en expliquer les raisons. Rien que la cote attribuée à cet album a été changée trois fois lors de la rédaction de cette chronique.

Probablement que les folkeux aux longs pouilles nostalgiques de leur jeunesse trouveront ce dernier album des Fleet Foxes excellent. Je devrais le faire écouter au Père, tiens. Mais pour moi, c’en est trop.

Auteur: Adrien

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