Deerhunter @ Le Botanique

Il y a maintenant plus de 2 semaines que j’ai vu Deerhunter au Bota mais je tenais quand même à rapporter ici combien c’était parfait. C’est la troisième fois que je les voyais après une prestation paradoxalement assez distante dans la très intimiste Rotonde et une autre nettement plus convaincante au Pukkelpop en 2009. Celle-ci était de loin la meilleure et confirme pleinement que ce groupe est plus brut qu’il n’y paraît et qu’ils se plaisent bien plus dans un chapiteau de festival ou une salle bondée que dans l’atmosphère cossue de la Rotonde.

Tout confirme ce constat : le volume sonore qui ne devait pas être très en accord avec ‘la législation en vigueur’, le manque total de sérieux de la part de Bradford Cox dans l’interprétation des tubes pops sensés proprets tels que Memory Boy ou Don’t Cry, l’énorme basse crasseuse rappelant très furieusement le son d’un certain Pavement et les longs passages noisys sans aucune concession. On a clairement à en découdre avec un groupe underground qui s’assume complètement. L’idée d’arrondir les angles au vu du succès grandissant semble très lointaine et c’est tant mieux.

Cette interprétation rugueuse était parfaite vous l’aurez compris. Quid des morceaux ? La playlist fait la part belle au dernier Halcyon Digest et se permet de piocher dans le meilleur du back catalogue, on a droit à plus d’une heure trente où chaque morceau apporte du relief au concert. Et quand le catalogue en question permet de pouvoir jouer ‘Desire Lines’ quasi d’entrée de jeu et de clôturer son set en enchaînant ‘Nothing Ever Happened’,  ‘Helipcopter’ et ‘He Would Have Laughed’, oui, on fait partie de ces groupes qui peuvent marquer une décennie.

Desire Lines :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=aW2jOA6uIaM[/youtube]

Helicopter / He Would Have Laughed

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=SuIDGDL1Q18[/youtube]

 

Auteur: Adrien

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