Bright Eyes – The People’s Key

The People’s Key s’ouvre sur une intro contée inquiétante où l’on parle pêle-mêle de 4ème dimension, d’enfants mort-nés, d’Hitler et de super-univers jusqu’à ce que la guitare et la voix de Conor Orbest ne viennent apaiser l’atmosphère de par son assurance déconcertante. Apaiser complètement, voilà ce que fera cet album de bout en bout.

Ayant définitivement enterré toutes velléités country, Bright Eyes nous revient avec un album résolument rock et même parfois complètement pop (ce qui semble être un crime odieux dans les milieux autorisés…).

Comme si il avait digéré toutes ses envies d’expérimentations, Conor Orbest semble avoir préféré cette fois mettre l’emphase sur la simplicité des morceaux, l’efficacité pop, l’évidence des mélodies, plus que sur des essais hasardeux qui par le passé se sont avérés parfois brillants, parfois poussifs. Et même si on sent que certains morceaux ne résisteront pas au poids du temps, on ne peut jamais taxer Bright Eyes de sombrer dans la facilité.

Le résultat donne un album de très bonne facture, souvent très inspiré mélodiquement, varié de bout en bout et aux arrangements toujours impeccables. Alors même si on regrette un manque d’audace par moments, je ne crierai pas avec les loups et retiendrai surtout que réussir un bon album tout en ne jouant que sur des schémas classiques, c’est aussi la marque des plus grands.

Auteur: Adrien

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