Bon Iver – Bon Iver

Autant le dire tout de suite, on est en présence d’un album excellent. Un album qui mérite de s’y plonger. De l’écouter et le réécouter. Ce qui semble de prime abord être un chouette album pop se révèle finalement bien plus complexe. Justin Vernon nous emmène dans un monde bien à lui où se mêlent à la perfection les sonorités pop, folk et rock.

Bon, évidemment, il y a des moments pour tout. Perso, j’ai choisi de l’écouter et le réécouter avant de m’endormir. C’était une excellente solution.

Même si l’ambiance calme et posée reste le mot d’ordre de « Bon Iver, Bon Iver », les titres s’enchaînent sans se ressembler. Justin Vernon va piocher de tous les côtés: la guitare clean de « Perth » rencontrent un tambour de marche militaire avant de s’effacer pour un instrument à vent. Dans « Minnesota, WI », la basse saturée s’accorde à merveille avec un banjo. Plus loin, on retrouve des cordes (« Wash »). Ou encore des nappes de synthé version 80’s, comme dans « Calgary », la plage la moins calme de « Bon Iver, Bon Iver ».

Un mélange riche, très riche. Surprenant voire kitsch, parfois. Mais jamais incohérent ou gratuit. Et toujours épuré avec cet excellent son. Certain arrangements, certains passages nous donnent l’impression d’avoir affaire à Surfjan Stevens, comme avec les trompettes de « Towers » ou les extraits plus expérimentaux que l’on retrouve notamment dans « Hinnom, TX ».

La voix du bonhomme reste très prenante tout le long du disque. Les mélodies douces et les harmonies restent les seuls éléments constants de cet album. Une voix proche d’un « TV on the Radio ». Un truc qui fait vibrer.

Seule « Beth / Rest », la dernière plage de l’album, est à zapper. On dirait un vieux slow de rock prog’ avec le synthé et la disto qui te sert un riff inutile. On s’en passerait. Un peu comme de l’hideuse aquarelle qu’on nous sert en guise de pochette.

Une chose est sûre, c’est que cet album rejoint les quelques perles déjà sorties en 2011.

Curieux de voir ce que ça donne « en vrai ». Curieux de voir aussi s’il tiendra sur la longueur. On le souhaite, vraiment.

Auteur: Adrien

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