Luscious Jackson confirmé !

Cela faisait un petit temps que l’information était dans l’air du temps, entre autre grâce à ce nouveau single ‘Are You Ready ?’. Visiblement, le retour aux instruments plait au quatuor de Manhattan qui était, faut-il le rappeler, le premier groupe à signer sur le label propriétaire des Beastie Boys, Grand Royal. A découvrir d’urgence car la musique des ‘succulentes’ Jackson ne se laisse pas apprivoiser du jour au lendemain… Site...

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Sharon Van Etten @ AB

En franchissant la porte de l’Ancienne Belgique à Bruxelles, on le savait qu’on passerait une bonne soirée. Parce qu’une fois encore, c’était dans le « Club » qu’on a été. Cette petite salle, avec son bar, son acoustique parfaite et ces ingés son qui connaissent plutôt bien leur boulot. Des régionaux de l’étape, Mad About Mountains, assurait la première partie. Du folk chiant. Du Neil Young de chez Lidl, du Bon Iver de chez Aldi. De la musique de neurasthénique à tendance suicidaire. D’ailleurs, ma Maman a dit que c’était naze. Et comme c’est ma Maman chérie, elle a raison, quoi qu’il arrive. Vous voilà prévenus (oui, j’ai été à l’AB avec ma Maman, ça vous dérange ?!). Voilà, vous venez de moquer. Que foutre ! C’est vrai que sur le coup, en terme de public, on se serait un peu cru à un concert au bénéfice du Télévie: il y avait des gens d’âge mûr, des jeunes hipsters (mais pas trop, quand même), des jeunes chics qui ne vont jamais à des concerts et des enfants. Si, si, devant moi, y’avait même une fille de moins de 10 ans qui prenait des tas de photos avec l’iPhone de son papa. Trop meugnon ! (et courage pour supprimer les photos…) Et puis tout d’un coup, Sharon Van Etten débarque avec sa bande. Et le côté très parfait de l’album « Tramp » qu’elle venait présenter se retrouve indéniablement en live: c’est excellent. Pas de fausse note. Une batterie percutante et ultra précise. Le backing vocals de sa (jolie) amie multi-instrumentiste ressort encore plus que sur l’album. Et on jouit. Tout sourire, Sharon Van Etten est heureuse d’être là et communique régulièrement avec le public qui apprécie à crever les petites vannes de l’Américaine pendant qu’ils accordent leurs instruments (sans déc’, une guitare se désaccorde vraiment en une chanson ?). Voilà, je suis amoureux et je la trouve même hyper jolie, tiens. Les pépites de « Tramp » fonctionnent évidemment aussi bien en live: « All I Can », « Give Out » et « Serpents » sont, pour moi, de véritables tubes. Mais c’était sans compter sur des titres plus anciens (« Don’t do it », par exemple) qui font également vachement bien leur boulot. Et là, on en a pour notre argent (même si c’était pas bien cher). Cependant -et on s’y attendait-, comme sur l’album, certains morceaux sont relativement insipides. Et on a l’impression que ça tourne en rond, que ça n’en finit pas et que la bière d’après concert n’arrivera jamais. Surtout quand on joue les prolongations limite shoegaze. Non, Sharon, ce n’est pas dans le folk qu’on fait ça, hein ! Cela dit, je ne lui en tiendrai pas rigueur. J’ai passé...

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Cloud Nothings @ La Chocolaterie

Cloud Nothings était de passage à La Chocolaterie de Molenbeek hier soir avec leur excellent « Attack On Memory » sous le bras. C’était l’occasion de voir si l’ampleur que le groupe a pris sur album se vérifie également sur scène. Leur passage au Bota l’an dernier en ouverture de Yuck nous ayant laissé quelque peu sur notre faim. C’était mieux. Beaucoup mieux même. C’était mieux parce que le groupe a évidemment des putains de morceaux à défendre ce qui était moins le cas il y a un an. Mieux parce qu’ils se bonifient aussi, on les sent bien à l’aise pour envoyer la sauce et faire exploser les tympans. Ils se cherchaient et ont maintenant clairement trouvé leur style. En un mot, c’est efficace. On appréciera également leur volonté de vouloir rallonger certains morceaux et de les détricoter pour encore mieux balancer, tous ensemble, la puissance instrumentale qui s’en dégage. On regrettera quand même les 15 minutes de jam sur Wasted Days. Rallonger un morceau indéfiniment pour imposer une transe collective c’est quelque chose que sait faire parfaitement Deerhunter par exemple. Pas Cloud Nothings. Ou du moins pas encore. L’autre bémol sera le son de la batterie, pas le jeu qui était irréprochable, mais bien le son qui souffre de la comparaison avec celui, génial, que Steve Albini a su imposer sur l’album. Quelques imperfections donc mais à l’allure à laquelle ils s’améliorent, on pourra crâner dans quelques années quand on dira qu’on les a vu dans une cave à la capacité de 100 personnes. Mention spéciale à nouveau pour l’équipe du VK qui sait y faire en matière d’organiser des concerts dans une ambiance détendue. On a passé une bonne soirée bien rock and roll.   La playslist (on regrettera certains très bons morceaux de l’EP Turning On): Stay Useless Fall In Separation Cut You Wasted Days No Sentiment Our Plans No Future/No Past ———————————- Can’t Stay Awake (pas certain) Sais pas...

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Spiritualized – Sweet Heart Sweet Light
Mai07

Spiritualized – Sweet Heart Sweet Light

« Spiritualized is used to treat the heart and soul » Le sort étant ce qu’il est, il aura fallu quatre ans à Jason Pierce pour vaincre à nouveau une maladie et nous revenir après l’excellent « Songs In A&E », son dernier album déjà marqué par la maladie, « A&E » signifiant les urgences. Jouons cartes sur table, au vu de la discographie impeccable de Spiritualized, cet album est un des plus attendus de l’année me concernant (tout comme pour beaucoup d’autres). Après la minute d’intro symphonique tout en violons et pianos, on rentre dans le vif du sujet avec les guitares d’Hey Jane rapidement accompagnées des chœurs gospels comme à l’habitude chez Spiritualized. Le morceau est une réussite parfaite, ça « roll » véritablement pendant quasi 9 minutes. On passe par tous les sentiments à la découverte de cette Jane et les thèmes principaux de l’album sont déjà bien présents : la vie, les déchirures, les erreurs, les croyances, la mort, et bien sûr, le rock and roll. Some say you got a rotten soul But I say Janey loves rock and roll Je me suis rendu compte qu’il était rare que j’accorde autant d’importance à l’écoute des paroles sur un album. Mais ces morceaux sont de véritables histoires sur ce que la vie nous réserve. Et si cet album est un grand album pop mâtiné de soul, de gospel et de blues, on sent une fois de plus que l’homme derrière tout ça est avant tout un rockeur dans l’âme, écorché par une vie qui ne l’a pas épargné. Sometimes I wish that I was dead Cause only the livings can feel the pain Inévitablement, de par la force dramatique des thèmes évoqués, quand on n’accroche pas complètement à un morceau, on a par moments l’impression d’être dans un film crève-cœur de Clint Eastwood. Et là ça sent l’excès de bons sentiments. Mais cette impression passagère est inévitable, ce n’est finalement que la conséquence de ce qui rend cet album si poignant par moments. Cette impression sera bien balancée par plusieurs morceaux plus complexes et noisy qui renouent avec l’ambiance du génial « Ladies And Gentleman We’re Floating In Space » et qui apportent du corps à l’ensemble. Les amateurs de grands hymnes pop épiques ne seront pas en reste avec « So Long You Pretty Things » en guise de clôture. Une montée émouvante vers un refrain aux paroles nostalgiques qui sera répété à l’envi soutenu par une instrumentation et des chœurs fantastiques. Le refrain le plus réussi et entêtant entendu depuis longtemps.  So long you pretty thing, God save your little soul The music that you played so hard ain’t on your radio All...

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Chromatics – Kill for Love
Mai04

Chromatics – Kill for Love

« Kill for Love » des Chromatics tourne chez moi de manière plus ou moins régulière depuis de longues semaines. Il faut bien tout ce temps pour écouter attentivement les 17 titres répartis sur les 80 minutes que comportent « Kill for Love ». Un album riche qui se promène tantôt du côté de l’électro synthétique, tantôt du côté de la pop voire de la dance. Fameux mélange des genres qui tient ensemble par cette atmosphère sombre et éthérée, probablement bien amenée par la voix douce, posée et mélancolique de Ruth Ratelet (il va vraiment falloir que je me remette à écouter de la musique de mecs, tiens). Et franchement, ça donne bien. L’album de Chromatics renferme quelques belles perles. « Into the Black », reprise toute sobre du « Hey Hey, My My (Into the Black) » de Neil Young en guise d’apéritif met bien en place pour les petites pépites pop entêtantes et envoûtantes que sont « Back from the Grave » ou « Kill for Love ». Plus intimiste, on retiendra particulièrement « Birds of Paradise » (cette voix et ce piano, aaaaaargh) mais surtout « Candy », petite tuerie qui s’écoute à fond pour bien ressentir la basse qui prend au ventre. À côté de cela, on retrouve de longues plages bien éloignées d’un quelconque format FM. Comme ce « These Streets Will Never Look The Same », sorte de morceau électronique à la voix synthétique, un truc bien foutu pour faire bouger du cul. On retrouve aussi des passages instrumentaux agréables à l’image de ce « Dust to Dust » tout frais, tout agréable. Mais il fallait s’y attendre ; pour remplir ces 80 minutes, Chromatics a dû jouer les prolongations à certains moments. Je zappe systématiquement « Broken Mirrors » qui me tape rapidement sur le système. Ou ce « Running from the Sun » qui s’emporte on ne sait pas trop où. Bref, sans que ce soit un incontournable, « Kill for Love » est globalement bien torché et s’écoute tout seul. Vu qu’il y a à boire et à manger là-dessus, tout le monde devrait y trouver son petit bonheur. Et personnellement, avec deux-trois bières dans le gosier, ce sera avec plaisir que j’irai les applaudir du côté de Barcelone à la fin de ce mois. « Candy »:...

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