Atlas Sound – Parallax

Composé dans une chambre d’hôtel alors qu’il souffrait d’une dépression nerveuse après avoir trop donné avec Deerhunter, ce troisième album solo de Bradford Cox est intimiste, personnel et fleure la solitude en plein. Voilà qui casse bien l’ambiance. Mais c’est pourtant un album relativement lumineux où même les morceaux les plus graves sont emballés dans une atmosphère cotonneuse. « I was really comfortable and lonely simultaneously when I made this record”

L’album se décline en une succession de morceaux pops et de passages ambients. Passages plutôt légers mais sans trop d’intérêts et qui déforcent l’ensemble. Du côté des chansons, et comme toujours avec le sieur Cox, l’interprétation sublime les morceaux qui sont parfois éthérés, parfois minimalistes mais souvent plus directs et immédiats. Et là, on a vraiment l’impression d’écouter du Deerhunter dans une version plus légère. Et là, comme on a vraiment l’impression d’écouter du Deerhunter, on baigne dans ce qui se fait de plus brillant en matière de rock indie ces dernières années.

Cet album assez inégal n’est pas la pièce indispensable de sa discographie mais confirme à plusieurs moments que ce gars est un génie qui est encore loin d’avoir tout livré. Les fans de Deerhunter y trouveront ça et là leur bonheur.

The Shakes:

Lightworks:

Un live enregistré le 18 décembre 2011 à New-York :  http://www.nyctaper.com/?p=8329

Auteur: Adrien

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