Hot Chip – In Our Heads

Hot Chip, des gentils geeks artisans des dancefloor de leurs débuts, ils ne restent plus grand-chose aujourd’hui. Le groupe a mûri, les styles se sont variés et l’instrumentation s’est étoffée. Avec un catalogue largement fourni en singles et une joyeuse bande sur scène, Hot Chip est clairement devenu ce qu’on appelle un groupe qui compte.

Et qui vieillit aussi. En 2012, Hot Chip a toujours un pied dans la pop électronique dancefloor mais l’autre est définitivement bien ancré dans une pop facile et consensuelle, tantôt mélancolique, tantôt joyeuse et très souvent teintée de nostalgie eighties. Pour le meilleur et pour le pire.

Alors que la critique musicale a l’air d’y voir un des meilleurs albums qu’Hot Chip n’ait jamais pondu, j’y vois surtout un gros, un très gros essoufflement. In Our Heads est certes plus variés que leurs premières plaques et la production tiendrait la comparaison face à un bon Mika mais In Our Heads, c’est aussi un manque cruel de singles inoubliables, c’est une majorité de morceaux neutres qui passent sans marqués les esprits, des beats sympas par ci, du second degré revival ‘80s potache par là, quelques ratages grotesques comme ce Let Me Be Him et ses chœurs pompiers que n’auraient pas niés Yanick Noah et – quand même – une très jolie réussite avec Flutes et ses 7 minutes de maîtrise, sa lente montée et son minimalisme accrocheur.

Ecoutable, appréciable par moments, irritant à d’autres, cet album en demi-teinte est celui d’un groupe qui semble pour le coup avoir trop préféré l’easy listening au songwriting. La facilité à la transcendance.  En un mot, une déception.

Motion Sickness:

Flutes:

Auteur: Bousval

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